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AMASLA est le
village malien pour lequel est destiné la pompe. On dit
également IMASLAG. Ce village se situe au MALI dans la région de GAO,
sur le territoire de la commune rurale d'ANCHAWADJ. AMASLA est à une
vingtaine de kilomètres au nord de GAO, sur la route reliant GAO à
KIDAL. La
population de ce village est estimée à 1400 habitants.
Les
habitant de AMASLA mènent une vie à la fois sédentaire et
nomade dans un rayon de 5 à 10 km autour du site. Ces habitants sont
de la fraction KEL TELMNEN, "ceux des chamelles". Le chef de la
communauté se nomme Alassane ABICKBAC.
L'habitat est toujours la tente en peau ou en tissus raccommodés.
Certains mêmes vivent à l'ombre d'un arbre, faute d'avoir assez de
moyens pour se faire une tente.
Cette
population en situation d'urgence vit dans des conditions de pauvreté
extrême consécutive à l'avancée du désert ,
les périodes successives de sècheresse et d'une pluviométrie
insuffisante, les séquelles de la rébellion TOUAREG des années 90.
Elle ne bénéficie pas d'infrastructures socio-économiques : puits,
écoles, centres de santé...
A ce
jour, les habitants survivent grâce à l'élevage de quelques têtes
rescapées du cheptel suites aux maladies provoquées par les
sécheresses et les invasions d'insectes. En 2004, plusieurs milliers
d'hectares ont été ravagés au MALI par une forte invasion de
criquets.
Le
problème crucial est l'absence de point d'eau. Pour satisfaire leur
besoin vital en eau, femmes et enfants effectuent tous les deux jours
la corvée. A dos d'ânes, ils marchent 18km jusqu'aux rives du fleuve
NIGER afin de remplir outres et bidons. 108 km au minimum par semaine
pour avoir de l'eau !
C'est
en étant spectateur et conscient de cela qu'on comprend AMAN IMAN,
"l'eau c'est la vie" en langue Tamashek.
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